"La parenté à plaisanterie" était le thème de la conférence donnée par un ministre Burkinabé dans les salons de l'Ambassade de ce charmant pays, à Paris 16ème ( arrondissement ).
Ma belle burkinabette, pas bête du tout, puisque licenciée, maitrisée, dans la recherche expérimentale compliquée, me présenta, généreusement, à une multitude de personnes chaleureuses, rieuses et colorées.
"La parenté à plaisanterie se veut un lieu de parenté qui s'exprime par le rire.
La parenté à plaisanterie se vit d'abord à l'intérieur de groupes d'une même famille, entre les clans et les groupes ethniques.
Les relations qu'elle crée font que les frontières ne sont plus des barrières mais plutôt un signe d'identité. La cohabitation est toujours source de tension et la parenté à plaisanterie permet de codifier des règles sociales sur un certain nombre de valeurs permettant de vivre en paix. "
L'homme jovial, plein d'humour, narrateur de ces mots m'enmena assez rapidement dans un monde humoristique tout nouveau pour moi.
Et pourtant, j'étais, par ma longue expérience de programmateur, déjà bien habitué à toutes les formes de spectacles comiques .
Ce fut alors, pour moi, une véritable révélation, il fallait le faire, ce festival d'humour francophone en Afrique.
J'étais comme un explorateur du 18 ème ( siècle ), avec l'envie de trouver dans des pays exotiques d'autres formes d'humour, mélanger les créateurs, les artistes, expliquer, véhiculer les traditions et remercier chaleureusement la fine burkinabelle qui me deposa chez moi dans sa magnifique voiture rouge aux vitres teintées.
Détail encore plus troublant pour moi, ( moi, qui ai créé le Festival d'Humour du Mans ) elle s'appelle, cette bukinabaise..... Henriette.
Restaient à trouver les partenaires, les copains comiques partants pour l'aventure, quelques sponsors pour les frais et à serrer les dents le temps des piqûres pour le voyage.
Accompagné de mon fidèle compère, Gilles Butin, chanteur, comédien, possédant de plus un solide relationnel dans le milieu culturel à l'étranger, nous sommes partis, "en experts" auditionner, rencontrer, budgetiser, des artistes, des partenaires, et des projets, au Tchad, au Cameroun, au Gabon.
Notre dernier voyage au Sénégal nous a décidé à réaliser le festival dans ce pays. Les différents contraintes nous ont parues moins fortes gràce surtout, à l'excellent accueil du Centre Culturel Français et de l'ensemble de nos partenaires.
Les artistes humoristes locaux, Baye Ely, Kader, Koutia, Côté Jardin, nous ont ravis.
La rencontre avec ceux de France, Chraz, Patrik Cottet-Moine, Eric Bouvron, promet de chouettes moments de rigolade et de bonheur.
Et puis, l'idée d'un SAFARI du RIRE dans la superbe réserve à Bandia, SA FA faire beaucoup RIRE...
Ce festival sera reconduit chaque année, nous espèrons intéresser bon nombre de spectateurs, programmateurs, touristes qui découvriront,avec humour, un magnifique pays trés attachant.
A propos, comment c'est ....qu'on dit .....euh...pour les dames de nationalité burkinabé ?
Bon soyons sérieux.
Puisqu'on dit, qu'un homme qui ne rit jamais n'est pas un homme sérieux, soyons sérieux, le rire c'est sérieux et d'ailleurs,

ON A PAS LE DROIT DE PLAISANTER AVEC LE RIRE !

Alors, rendez-vous au Sénégal...

L'homme à la veste de touid façon anglais.

 

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